Bienvenue Dans la Région de Godbout

Godbout Region

Godbout est une municipalité de village de la région de la Côte Nord au Québec, Canada. Elle est située à l’embouchure de la rivière Godbout sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Godbout est accessible via la route 138 de Québec et par traversier à partir de Matane. Allez sur le site et obtenez norsk casino bonus uten innskudd dans notre casino. Approvisionnement limité!

Comment Godbout est apparu et qui est Adélard Godbout?

Il y avait beaucoup à mettre au crédit du gouvernement Godbout lorsqu’il affronta les électeurs en 1944. Godbout avait fourni un gouvernement bon et honnête, un fait rare à l’époque. Les réformes apportées par son gouvernement le classeraient parmi les trois gouvernements les plus progressistes de l’histoire du Québec [les autres étant le gouvernement de la Révolution tranquille de Lesage et le premier mandat du Parti québécois de Lévesque]. Pourtant, le gouvernement est défait aux élections provinciales de 1944.

Trois raisons expliquent surtout la défaite du gouvernement Godbout :

Le premier a été abordé plus tôt. En s’identifiant trop étroitement aux libéraux fédéraux, en ne défendant pas suffisamment le principe de l’autonomie provinciale et, en général, en soutenant l’effort de guerre jusqu’à accepter la conscription, Godbout a miné sa position au Québec et a perdu l’appui de la faction nationaliste dans la province. Il paraissait faible et soumis alors que la province s’attendait à ce que ses dirigeants politiques soient forts d’esprit et indépendants. À cet égard, il souffrait d’une image faible qu’il ne parvenait jamais à surmonter tout à fait.

Pourtant, compte tenu de son bilan législatif, il aurait pu survivre s’il avait reçu l’appui total de la faction progressiste de la province. Cependant, pour la plupart, les progressistes étaient aussi les nationalistes ; cette tendance est significative pour comprendre l’évolution du Québec. Conscience de classe et conscience nationale vont souvent de pair au Québec depuis la Grande Dépression.

Adélard Godbout Monument

La troisième raison principale de la défaite du gouvernement Godbout est liée au système électoral canadien. Elle repose sur des élections de district, dont chacune élit un membre de l’Assemblée. Le parti qui élira immédiatement une majorité de candidats formera le gouvernement. La plupart du temps, cela reflète la volonté du peuple. Mais, parfois, ce n’est pas le cas. Un premier élément de complication peut être que la carte électorale ne représente pas adéquatement la répartition de la population. Jusqu’à la Révolution tranquille, les districts ruraux du Québec élisaient une disproportion de députés par rapport à leur part réelle de la population totale. En revanche, les grandes régions urbaines étaient nettement sous-représentées. Si un parti obtient de très bons résultats dans les régions rurales, mais moins bien dans les grandes régions urbaines, il peut quand même remporter les élections. Ce fut le cas en 1944, et ce fut le cas sous le régime de Duplessis entre 1944 et 1959. Duplessis s’est donné pour politique de continuer à industrialiser la province mais sans jamais oublier de répondre aux besoins des régions rurales et des traditions rurales. Hormis les efforts d’électrification rurale, bien pâles par rapport aux réalisations de Duplessis à cet égard, le gouvernement Godbout s’est davantage concentré sur les problèmes des villes que sur ceux des régions rurales. C’est surprenant, étant donné que Godbout était agronome. Le deuxième élément qui complique le système électoral, c’est que peu importe l’importance de la majorité dans une circonscription, tout ce que vous gagnez, c’est un siège à la fois. Un parti pouvait remporter une demi-douzaine de sièges, chacun avec une majorité d’une voix, remportant ainsi six sièges et perdant un siège par 25 000 voix.

Godbout a littéralement disparu de la mémoire collective des Québécois. Même Taschereau, qui a quitté la politique sous un nuage d’accusations, a été honoré de monuments et de boulevards. Duplessis est devenu une sorte de héros populaire (ou une créature diabolique selon certains) ; en tout cas il n’est pas oublié. Mais Godbout a presque complètement disparu (à l’exception du dévoilement d’un monument sur le terrain de l’Assemblée nationale en 2000). Dans une province dont la devise est « Je me souviens », c’est assez surprenant.